Des documents pour vous aider

Tout d'abord le livret au format pdf du SEL de Carbonne où vous trouverez de l'aide pour utiliser le site du SEL.

Si vous rencontrez des soucis pour vous inscrire ou vous lancer sur le site du SEL de Carbonne, n'hésitez pas à contacter Onésime au 06 49 31 89 19.

Voici une page avec plein d'informations pour vous aider à bien comprendre notre association.

 

Charte « L’esprit du SEL »

Le Système d’échange local (Sel),

  • C’est échanger autrement et librement,
  • C’est privilégier le lien plutôt que le bien,
  • C’est valoriser les savoirs, les savoir-faire et la responsabilité de chacun par la coopération, la solidarité et la réciprocité multilatérale.

la  charte, “L’esprit du SEL”, exprime sa volonté de :

  • Expérimenter et développer des pratiques d’échanges estimés en unités locales, sans argent, de manière loyale et équitable, au sein d’un territoire de proximité ;
  • Faire vivre des valeurs solidaires fondées sur le dialogue, la confiance, la convivialité, le lien social et la réciprocité au sein du groupe ;
  • Fonctionner de manière démocratique et participative au moyen de structures transparentes et autogérées, en toute indépendance vis-à-vis des partis politiques et de mouvements religieux ou idéologiquement exclusifs ;
  • Oeuvrer dans le respect des équilibres naturels tout en favorisant l’épanouissement des participants, dans le respect du rythme personnel de chacun.

Chaque SEL est autonome et s’engage à respecter les autres SEL et la richesse de leurs différences.

 

 

 

Les activités internes du sel peuvent être…. 

                                                                                                 … très diverses

  • Prêt de matériel (bricolage, vélo, jeux de société….)
  • Faire des activités culturelles ensemble ; aller au cinéma, visiter un musée, se promener le long de la Garonne pour discuter, conversation en anglais ou espagnol autour d’une tasse de thé…), aller faire du jogging ou un parcours de santé, soirées jeux de société.
  • Echange de services (Aider à faire une vidange, réparer une voiture, faire pousser des légumes pour les autres,  faire de la couture, du repassage, des taches ménagères, coupe de cheveux, coiffure africaine, maquillage, décoration d’ongle
  • Donne matière première : bois, terre végétale, crottin de cheval, fumier pour le jardin, donner des plantes, des graines et arbustes 
  • Faire des objets, des pièces uniques (cueiller en bois, bijoux, plats en terre cuite, broderie, canevas, couture,  tressage…)
  • Donner des cours ou proposer un stage d’initiation ou de perfectionnement pour une ou plusieurs personnes (poterie, guitare, mosaïque,  crochet, maquillage, sculpture, ballades et reconnaissances de plantes et baies sauvages,  ordinateur, atelier écriture ou encore  faire seul ses confits, son pain, sa confiture, fabrication de produits de beauté bio, de tisanes,  brassage de bière,  espagnol, aide a l’allaitement, au portage en écharper pour les bébé…
  • Aide a la réalisation de projets (déco intérieure, création d’un jardin, costumes pour les enfants…)
  • Temps de rencontre pour prendre du temps pour soi… Relaxation, yoga, massage (chinois, californien, aux pierres chaudes), réflexologie plantaire,
  • Echanges d’objets : échange de CD, DVD, Bouquins, de vêtements
  • Aider a l’organisation d’une fête familiale, animation d’une soirée, animation danses en cercle ou occitanes, d’un anniversaire d’enfant, fait des tours de magie pour les enfants…
  • Chantier d’entraide, d’éco-construction, aider au bricolage, au jardinage, élagage, débroussaillage, tonte de pelouse, taille de haies,
  • Accompagnement des personnes :
    • Recherche d’emploi :   accès a Internet, aide aux taches administratives pour remplir des papiers, a la recherche d’emploi, préparation à des entretiens d’embauche,
    • Visite de personnes isolées, Lecture a voix haute, écoute attentive neutre (ou pas),
    • Accompagnement personnes âgées, handicapées, malades (courses, écoute, repas…)
    • Enfants , aide aux devoirs …
  • Pendant les vacances : Arrosage du jardin, gardiennage de votre maison quand vous partez en vacances, relever le courrier, arroser les plantes garde ou promenade d’animaux

Rencontres et bourses d’échanges

Les rencontres dans le SEL :

La vie sociale est essentielle pour avoir un SEL dynamique. Elle peut se décliner en :

  • Rencontres festives : goûters, repas, randonnées,  activités culturelles, sportives etc. ;
  • Rencontres d’échanges, “bourses d’échanges” BLE (bourses aux vêtements, bourse aux jouets, etc.)
  • Chantier collectif chez un adhérent pour une aide ponctuelle (nettoyer un jardin, déménager, aménager une pièce...) ;
  • Rencontres de travail : Assemblées générales, réunions ou CA ouverts à tous.

 

Les bourses locales d’échanges (BLE) :

Une journée où les membres du SEL se retrouvent pour échanger principalement des biens ; mais c’est aussi une occasion de rencontres pour se connaître, prévoir de futurs échanges ou organiser des activités associatives. Si cela se passe dans un lieu public, ce peut être l’occasion de se faire connaître de la population (prévoir des documents de présentation).

L’un des intérêts d’une BLE est sa dimension de lutte contre le gaspillage : tel objet dont je n’ai plus l’usage peut rendre service à quelqu’un d’autre.

Un autre intérêt important peut être sa dimension vivrière (échanges de denrées alimentaires).

Tout cela se fait dans un esprit de solidarité et de partage, aux antipodes d’une attitude de profiteur qui consisterait à “se jeter” sur la totalité d’une offre de jus de fruits “bio” ou de plants de tomates. Dans cet esprit, il est évident que la transaction se fera avec le souci de tenir compte du travail fourni par le proposant. Afin que chacun dispose d’un stand, choisissez une salle suffisamment grande pour que chacun dispose d’un stand, si possible une salle gratuite ou bon marché ; prévoyez la présence de musiciens ou une sono et demandez à chacun d’apporter un plat ou une boisson à partager.

Tous les échanges ont lieu en unités SEL et non en euros. Ainsi, légalement, cela n’est pas un marché. Pour comptabiliser les échanges, pendant les bourses d’échanges, on utilise des bons d’échanges, des feuilles de richesse partagée (spéciales bourses d’échanges ou non), son propre carnet d’échange. Il est souhaitable que les adhérents puissent facilement faire beaucoup de petits échanges, tout en limitant le travail d’organisation et de saisie informatique ou écrite. A la fin de la bourse d’échanges, chaque personne rend ses enveloppes avec le solde de ses “unités”, le tout étant enregistré à l’entrée et à la sortie.

 

Autres activités associatives au sein du SEL

Bien que ne figurant pas dans les objectifs des SEL, de nombreuses et diverses activités culturelles, sportives, ludiques, créatives s’épanouissent au coeur des SEL. Cela arrive tout naturellement lorsque se sont développés la convivialité, la solidarité, l’amitié, le désir de faire ensemble.

C’est la magie du SEL !

Un(e) tel(le) qui aime se promener mais préfère marcher en compagnie, va proposer des randonnées, tel(le) autre cinéphile qui apprécie de partager un film avec d’autres, va être à l’initiative d’un ciné-club du SEL, quelques-uns qui aiment jardiner vont organiser une journée sur le thème du jardinage…

Pour le CA, point n’est besoin d’être volontariste, seulement à l’écoute et ouvert au dynamisme des adhérents. Ces activités n’ont aucun caractère systématique ; certains SEL en développent peu, d’autres beaucoup.

Au-delà du SEL

C’est dans le SEL que se rencontrent des gens qui ont envie de créer une activité associative qui, pour diverses raisons, ne peuvent ou ne souhaitent le faire dans le SEL. Ils vont alors la créer indépendamment.

Ainsi sont nés coopératives bio, Amap, groupes de danse, de relaxation, d’arts martiaux ou de méditation…

Les échanges interSEL

Échanges s’effectuant entre personnes de SEL différents. Lorsque l’on a pratiqué la formule de l’échange par le SEL et que l’on a vécu tout l’enrichissement qu’il apporte, vient naturellement l’envie de partager avec plus de monde et de rencontrer d’autres expériences, ne serait-ce que celles des SEL les plus proches. Ainsi de nombreux SEL organisent des rencontres interSEL (SEL de communes voisines ou d’un même département, voire d’une région). Le plus souvent, en plus de leur aspect convivial, généralement autour d’un repas partagé, et de leur volonté de réflexion par des débats concernant la pratique des SEL, ces rencontres se font autour d’une bourse d’échange.

Pour la comptabilisation de ces échanges, diverses procédures sont utilisées, en cohérence avec les pratiques internes de chaque SEL. Elles sont le plus souvent proposées par le SEL qui accueille ou décidées collectivement avant la Bourse. Cette pratique de l’interSEL fait toujours débat au sein des SEL car elle remet en cause le “local” qui est, à l’origine, un des piliers de la pratique du système SEL.

Pourtant, force est de constater qu’au fil du temps, l’interSEL est de plus en plus répandu sans que cela produise le délitement du SEL : rencontre inter SEL, la route des SEL, la route des stages...

 

Les questions que vous vous posez

« Mais c’est du troc ? »                                                   

Non ! C’est mieux ! Dans le troc, deux personnes échangent, au même moment, deux choses auxquelles elles acceptent de donner une valeur à peu près équivalente. Dans le SEL, l’unité d’échange permet d’échanger entre différentes personnes, à différents moments, des services, des savoirs ou des biens qui ont des valeurs différentes.

« Qui fixe la valeur de l’échange ? »

Le montant d’un échange est fixé de gré à gré entre les deux partenaires. Cependant, dans de nombreux SEL, lorsque l’échange concerne des services ou des savoirs, c’est le temps passé qui définit la valeur de l’échange quelle que soit la nature de l’échange (pas de hiérarchie des compétences) :        

      1 minute = 1 unité.

 

« Quelle garantie a-t-on sur la qualité des biens ou des services proposés ? »

Aucune. C’est aux adhérents de discuter, pour savoir si l’un a le niveau de qualification que souhaite l’autre ou ce qui se passe si l’objet échangé tombe en panne le lendemain. Avant il faut, avec précision, se mettre d’accord sur les conditions de l’échange. Pas de solution toute faite, cela passe par la discussion et la confiance. En cas de problème, l’équipe d’animation du SEL peut proposer un médiateur.

« Les grains de SEL et les euros, c’est pareil ? »

Non, car, pour dépenser des euros, il faut d’abord en posséder. Alors qu’avec un compte à zéro, je peux échanger tout de suite.

 Non, parce que les unités SEL ne sont pas convertibles en euros ni les euros en unités SEL. Non, car il s’agit d’une monnaie locale sans utilisation en dehors de l’association.

Non, car cette monnaie locale n’est pas capitalisable et ne produit pas d’intérêts.

« Mais c’est du travail au noir ! »

Non, il s’agit d’une entraide entre adhérents, pour des coups de main ponctuels, non répétitifs et de courte durée. La pratique montre qu’énormément d’échanges qui n’auraient pas pu voir le jour dans le cadre classique du marché, se font au sein des SEL. De plus, la plupart des adhérents d’un SEL continuent à gagner et dépenser de l’argent, à payer des impôts directs et indirects, dans leur vie quotidienne : le SEL n’est qu’un à-côté de l’économie actuelle.

« Mais moi je n’ai rien à proposer ! »

C’est ce que tout le monde dit ! Pourtant chacun possède, en dehors de sa profession, des richesses à offrir : faire de la pâtisserie, proposer les noix de son jardin, tenir compagnie, apprendre à repasser du linge… 

Tout le monde a des richesses à proposer.

« C’est grave d’avoir un compte SEL en négatif ? »

Pas du tout. Dans la plupart des SEL, chacun débute avec un compte à zéro. Si je verse 8 00 unités pour le vélo de Denis, son compte devient positif et le mien négatif. Mon compte pourra devenir positif, plus tard, au fur et à mesure que j’écoulerai mes confitures de banane à 10 unités le pot. Ainsi, dans un SEL, il y a nécessairement des adhérents qui ont un compte négatif, et d’autres un compte positif. Afin de lever les hésitations à mettre son compte en débit dès l’entrée, certains SEL créditent le compte des nouveaux adhérents.

« Alors, on peut rester dans le négatif indéfiniment ? »

Afin de rester dans le cadre de coups de main “ponctuels, non répétitifs et de courte durée”, de décourager les tendances à la thésaurisation, d’éviter les déficits trop lourds à combler ou pour qu’un adhérent n’ait pas trop de difficultés à remettre son compte à zéro s’il quitte le SEL, la plupart des SEL ont mis des limites au négatif et au positif (par exemple entre - 3000 et + 3000 unités). Si un adhérent atteint la limite, on lui demande de revenir vers l’équilibre.

« Qu’est-ce qui m’empêche de partir avec un compte négatif ? »

Un débit constitue un engagement à rendre au groupe des biens, des services ou des savoirs. Or, dans le SEL, entre les personnes qui se rencontrent et font connaissance, naît la confiance en même temps que l’engagement moral. En pratique, cela suffit pour que ce genre de comportement irresponsable soit rare.

 

Pourquoi entrer dans un sel ?

Quelles que soient votre personnalité et votre histoire, vos motivations pour adhérer au Système d’Echange Local peuvent se classer en trois paliers. Mais chaque palier contient tant de possibilités qu’il est difficile de les nommer toutes.

Premier palier : DES BESOINS PRATIQUES

Depuis la création du premier SEL en 1994, la presse a présenté la plupart du temps le système en insistant sur son côté pratique : sans argent, à part une monnaie locale virtuelle, ses membres ont la possibilité de se procurer des services et des biens auxquels ils n’auraient peut-être pas accès autrement.

Car un des premiers bienfaits de ces échanges, pratiqués d’égal à égal, c’est-à dire sans lien de subordination et la plupart du temps en commun, c’est de permettre à chacun d’apprendre quelque chose de l’autre. Pendant un de ces échanges, il est fréquent qu’une personne qui pense n’avoir rien à proposer, se rende compte qu’elle sait bien plus de choses qu’elle ne le croyait et découvre que, comme tout être humain, elle a en elle une richesse que les autres ne possèdent pas et un pouvoir d’apprendre qu’elle ne soupçonnait pas,  et parfois…. une passion peut surgir du contact d’un outil, d’un livre prêté, d’une conversation.

 Certaines richesses culturelles en danger de disparition peuvent ainsi être sauvées malgré le handicap du “pas rentable” : la dentelle au fuseau, la pratique d’une langue oubliée, la cuisine mijotée traditionnelle... bref, tout ce que le tout économique tend à faire disparaître.

Deuxième palier : SORTIR DE LA SOLITUDE

“Le lien vaut plus que le bien”

Le lien va donc se créer sans gêne entre des gens complètement différents par l’âge, la formation, le milieu social, les expériences, etc. Au cours des réunions, dans d’autres SEL,  on est souvent frappé par cette diversité de personnes qui ne se seraient probablement jamais rencontrées en dehors du SEL, et qui apprennent à s’apprécier à cause de ces différences. Du coup,  une foule d’activités à la fois pratiques et ludiques naissent que grâce à des contacts entre gens venant de tous les horizons.

 De plus, il est possible de proposer une écoute attentive, une tasse de thé autour d’une conversation, chose que dans notre société on ne peut pas trouver (peut-on imaginer,  téléphoner à un supermarché pour leur demander une demie-heure de conversation ???)

Troisième palier : CHANGER LA SOCIÉTÉ

La société actuelle ne valorise que la consommation, et vous aimeriez essayer de voir autre chose ? peut-on envisager de remettre l’être humain au centre de la vie ?

Le royaume de l’argent ne vous satisfait plus et vous voudriez le faire évoluer. Oui, mais comment ?

Construisons-nous une vie vraiment humaine. Il est possible de baser une vie sur la consommation égoïste et effrénée, ou sur la confiance et le désir d’apporter à l’autre ce qui lui manque. SI nous choisissons la confiance, cela engendrera une micro-société dont le but ne sera pas  le profit maximum mais le partage de toutes les ressources matérielles et intellectuelles que peut faire émerger un groupe.

Pour cela  le Système d’Echange Local repose essentiellement sur l’instauration d’une monnaie locale. Au départ, la monnaie avait été créée pour faciliter la circulation des biens et pour éviter l’inconvénient du troc bilatéral : troquer une vache contre une boîte d’allumettes présente quelque difficulté !!!

Premier acte du SEL donc : créer des monnaies locales permettant aux biens, services, savoirs de circuler sans entraves Elles sont de plus en plus souvent indexées sur le temps : une heure de travail de 60 minutes vaut uniformément 60 unités de compte. Ce qui conduit à décider que toute forme de travail doit être Considérée comme d’égale valeur

Une association comme le SEL va donc rendre notre vie  Plus solidaire, plus humaine. Beaucoup d’associations oeuvrent dans ce sens car le système économique actuel tend à déshumaniser la société.

Faire partie d’un sel peut aussi favoriser l’apprentissage de la démocratie participative et permettre peut être un jour, de  constituer, avec d’autres associations similaires, un contre-pouvoir politique.

 

En conclusion, Celui qui ne voyait dans le SEL que la possibilité de trouver un plombier peut y découvrir bien autre chose : notamment que chacun en s’améliorant améliore tout le groupe puis la société entière.

En un mot,  nous espérons vous avoir donné l’envie de vous joindre à nous…

« Alors, prêt a mettre du SEL dans votre vie ? »